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Visites Guidées

 « Jazz’n’arch »
Sur les lieux des Jazz bruxellois

Robert de Gernier, architecte-urbaniste
Vicky Down, musicien-conférencier

Les Samedis 10 juillet et 21 août à 14 h (Rendez-vous à la librairie) 

 

 « … mélodie de l’âme jointe au rythme de la mécanique.

   … équilibre sur la corde tendue.

   … Le jazz est plus avancé que l’architecture. »            

 Le Corbusier , 1937    

Née d’une amitié entre artisans de l’urbanité et de la musicalité, cette ballade rythmée  par les heurs et heurts sonores et visuels de l’urbain, revisite le berceau, ou petit BROADWAY, du jazz bruxellois.
Vécus intarissables de notre hôte et acteur Vicky Down, vestiges contrastés des lieux, « bruits du monde », évocations musicales, écrits intrinsèques ou d’atmosphères…sont autant de pistes réflexives sur les interférences entre indomptable swing et « espaces indicibles »… 

De 1910 à 1958… entre expositions, conflits et libérations : où sont les liens entre Rag, Hot,Swing, Bop… et  éclectismes, arts : Nouveau, Déco et Moderne… et de plus,  en ces lieux  communs, spécifiques, mythiques, géométriques, ou autres antres de nos cheminements ? 

De clubs en « palais de folles chansons », d’impasses en boulevards,  de « Pyramid » ( de Duke Ellington) à « Horta » (de Philip Catherine) ; ces  « musiques figées » et ces architectures hertziennes, vernaculaires et savantes, se disputent-elles les  mélodies-rythmes- harmonies,… et autres feeling en leurs compositions ?
Cette promenade ludique et interactive s’ouvre aux « correspondances » spontanées ou théoriques entre ces mouvances et les arts en présence.                                                                

P.A.F. : 8 €. Sur réservation au 02 227 34 00

Durée de la promenade : 3 h.

 

 

Bruxelles Babel
Personnage de roman

Yvan Dusausoit, journaliste et écrivain 

Les Samedis 8, 22 et 29 mai, le 5 juin,  les 18 et 25 septembre  à 14 h

Pourquoi Bruxelles a-t-elle à ce point déconcerté les écrivains ? Depuis deux siècles, la ville apparaît de manière protéiforme dans la littérature. Chef-lieu de province pour certains, ville refuge pour d’autres, terre d’asile, asile d’aliénés, cité introuvable, mosaïque de quartiers, cocktail d’accents et d’idiomes, Bruxelles change aussi souvent d’apparence et d’identité qu’Arsène Lupin. Les deux visites la parcourront côté pile et côté face ; d’abord comment les écrivains l’ont découverte, ensuite quel décor ou personnage elle est devenue dans leurs œuvres.  

8 mai, 29 mai et 18 septembre (Rendez-vous à 14 h à la librairie)

Bruxelles, terre d’asile 

En 1851, le coup d’Etat de Napoléon III déterminera pour longtemps l’image de Bruxelles et de sa littérature. Un grand nombre d’intellectuels et d’écrivains français, Hugo en tête, y trouveront refuge. Le pays, âgé de vingt ans, n’a pas encore sa littérature. Née à l’école de ces répétiteurs inattendus, elle passera d’abord pour une pâle copie des lettres françaises. Sans parler des éditions pirates des grands auteurs français.  On verra en leur compagnie ce que la ville a pu susciter de rire, de dédain, d’ahurissement, de mépris ou d’enthousiasme.

Des sarcasmes de Baudelaire à l’émerveillement de Nerval en passant par l’étonnement de Gautier et les envolées de Hugo, on découvrira une ville aux détours inattendus, qui ne se laisse pas saisir du premier coup d’œil.  

22 mai, 5 juin et 25 septembre (Rendez-vous à 14 h à la librairie)

Bruxelles, personnage de roman 

Il faudra longtemps pour que les auteurs belges se réapproprient leur littérature et Bruxelles en particulier. Et c’est ce chemin que l’on retracera à travers le regard farceur des marionnettistes, la tradition orale, la zwanze, les situations surréalistes dont la Belgique a le secret, le fantastique tapi sous un calme apparent et l’imaginaire débridé qui aujourd’hui a enfin pignon sur rue. Flânant par ses galeries, ses placettes et ses ruelles tortueuses, on débusquera les secrets littéraires de la ville, ses mystères, ses lieux du crime et le peuple de ses personnages de roman. 

P.A.F : 8 €. Sur réservation au 02 227 34 00

Durée des promenades : 2 h.

 

 

 L’Histoire de Bruxelles 

Roel Jacobs, auteur de plusieurs publications sur l’identité et l’histoire de Bruxelles

Les Samedis 12 juin, 19 juin, 11 septembre, 9 octobre, 16 octobre et 23 octobre à 15 h 

 Cette série de parcours-conférences s’étale sur plusieurs années. Son but est de visiter tous les coins et recoins du Pentagone bruxellois à la recherche de l’histoire. En effet, on n’a point besoin de se trouver Grand-Place ou place Royale pour rencontrer le passé. Au fil des siècles, partout dans cette ville, des générations ont contribué à faire de Bruxelles ce que la ville est devenue. Et surtout, dans les rues moins connues, on découvre une tout autre histoire que sur les places monumentales. L’histoire des gens dans leur vie quotidienne, riche de toutes sortes d’aspects inattendus.

Samedi 12 juin : Le Quartier de la place de la Liberté

Le vieux quartier de Notre-Dame aux Neiges est rasé au 19e siècle pour faire place à un nouvel aménagement. Une place centrale chante la gloire des libertés constitutionnelles, tandis que les noms de rues environnantes rappellent la modernité politique du nouveau pays né en 1830. Ici aussi, des références à l’histoire antérieure subsistent.

Rendez-vous derrière le parlement, au début de la rue de Louvain.

Samedi 19 juin : Le Parc de Bruxelles

Lieu de détente des ducs de Brabant, décor des fastes bourguignonnes, le parc qui jouxte le palais de Bruxelles est complètement réaménagé au 18e siècle, au moment de la création de la place Royale. Entouré de la Trinité belge (le parlement, le palais royal et le siège de la Société Générale) il devient au 19e siècle le centre symbolique du nouveau pays.

Rendez-vous à la station de métro au coin de la rue Royale et de la rue de la Loi.

 

Samedi 11 septembre : La Place Royale et ses abords

Au Moyen-Âge, la colline qui porte aujourd’hui la place Royale est le centre du pouvoir politique à Bruxelles. Les restes du palais de Charles Quint, cachés sous la place, en témoignent. Mais ce quartier conserve tout autant de références au passé en surface qu’en souterrain. Il suffit d’aller voir derrière les aménagements modernes du 18e siècle pour les retrouver.

Rendez-vous place Royale, devant l’église Saint-Jacques-au-Coudenberg.

 

Samedi 9 octobre : Le Quartier du Sablon

Coincée entre les sites de l’ancien et du nouveau palais de justice – ancien du 18e et nouveau du 19e – cette partie de la ville témoigne d’une densité historique extra-ordinaire. Devenue quartier résidentiel au 16e siècle, elle constitue le décor des grands conflits politiques de cette époque. Les édiles bruxellois s’en souviennent quand ils réaménagent cet environnement au 19e siècle.

Rendez-vous au Grand-Sablon, devant la fontaine

 

Samedi 16 octobre : La Place Poelaert et ses environs

La place Poelaert est un élément clé du parcours royal de Léopold II. Elle relie la rue de la Régence à l’avenue Louise. La place est aménagée sur une plate-forme artificielle, à l’emplacement des plus beaux jardins nobles de Bruxelles. C’est au fond de ces jardins que furent établis les Minimes, dont l’église se situe aujourd’hui pour ainsi dire en dessous de la place. Depuis la rénovation de l’hôtel de Mérode au coin de la rue aux Laines, il est redevenu plus facile de restituer ce passé glorieux dans le paysage urbain actuel.

Rendez-vous place Poelaert, au coin de la rue aux Laines

 

Samedi 23 octobre : Le Quartier de l’église Notre-Dame de la Chapelle

L’importance de cette église dans l’histoire de la ville ferait presque oublier l’intérêt du quartier environnant. Coupée de son contact naturel avec la ville basse par le massacre urbanistique de la jonction, cette partie de la ville garde de beaux restes de son passé, regroupés autour de deux axes médiévaux, la rue Haute et la rue des Minimes. Mais ici comme ailleurs, les transformations de l’époque moderne ne manquent pas. Ainsi le 19ième siècle nous a légué les percées de la rue Blaes et de la rue Stevens, jonction imagée entre le Grand Sablon et la place de la Chapelle.

Rendez-vous place de la Chapelle, près de la nouvelle fontaine

P.A.F. : 8 € (à payer au guide). Sur réservation au 02 227 34 00

Durée des visites : 3 h

 

 

Bruxelles au temps d’Érasme 

Emmanuel Dekoninck, historien d’art et conférencier 

Les samedis 17 juillet et 28 août à 14 h 

En collaboration avec la Maison d’Érasme à Anderlecht,

Érasme a vécu à plusieurs reprises à Bruxelles avant de s’établir à Anderlecht en 1521, pour son dernier séjour dans les Pays-Bas. Partant d’un jardin au Petit Sablon, la visite se plonge dans le milieu humaniste bruxellois, avant de découvrir celui des Habsbourg dans la cathédrale, puis la rencontre de Dürer et d’Érasme, Grand-place ; elle se termine par sa maison à Anderlecht et son Jardin philosophique.

Rendez-vous au square du Petit Sablon. 

P.A.F. : 8 €. Sur réservation au 02 227 34 00 et au 02 521 13 83

Durée de la promenade : 3 h