Jeu, calme et volupté
Francis De Bolle, peintre
Du 20 mai au 19 juin (vernissage le jeudi 20 mai à 18 h)
Dessins, peintures, gravures
À l’origine le dessin
il est gravé
il est peint
il est le lieu.
Francis De Bolle
« Dès sa formation, Francis de Bolle s’adonne simultanément à la peinture, au dessin et à la gravure, privilégiant toutefois ce dernier moyen d’expression qui lui vaudra du reste l’intérêt d’institutions internationales.
(…) Dès les années soixante, son langage se situe aux confins de l’abstraction et de la figuration ; son univers formel est animé à l’occasion d’allusions figuratives. Chez lui, il s’agit bien, en effet, de capter une réalité en l’absence de toute servilité à la nature. Non sans une pointe d’humour métaphysique, les références toutes personnelles à la réalité s’ancrent dans des schémas mentaux aux articulations nerveuses, au mouvement preste, au graphisme à la fois lyrique et dense, tout cela avec une justesse d’équilibre plastique : Les compositions sont légères sans dissimuler toutefois une tension ; d’autres dérivent vers une austérité que ne compromet point une dramatisation excessive, note le critique d’art Jean Pigeon.
Au cours des années 1980-90, l’artiste s’adonne particulièrement au dessin à l’encre, revenant à l’exercice libre de l’écriture : segments et linéaments sont accumulés sur la feuille en rythmes parallèles. Son art oscillant vers une nouvelle sérénité, De Bolle imagine, à la fin des années 90, de nouvelles compositions qui échappent au tableau de chevalet pour s’élancer à la conquête du mur ou du sol. (…) dans sa création, l’artiste alterne volontiers ses moyens d’expression ; tantôt survient une série de nouvelles xylographies, tantôt encore il revient au dessin, la véritable matrice de son monde intérieur. »
Serge Goyens de Heusch, Art belge au XXème siècle, Racine, 2006.
Des traits de craie sur le trottoir
m’incitent à devenir enfin
un homme de couleur.
Francis De Bolle est né à Ixelles en 1939. Il s’initie à la peinture à l’Institut St-Luc où il reçoit l’enseignement de Jean Guiraud, Stan Hensen, Jacques Zimmerman et Gaston Bertrand. Il se lie d’amitié avec Gustave Marchoul. Il a été professeur aux Instituts St-Luc et St-Thomas de Bruxelles. Ses travaux ont représenté notre pays dans de nombreuses expositions internationales, ils figurent dans plusieurs collections publiques et privées, en Belgique et à l’étranger.