Le samedi 25 mai à 14 h
La promenade Élie (1827-1904) et Élisée (1830-1905) Reclus à Bruxelles propose une lecture de textes variés et un parcours dans la ville, du centre vers Ixelles. Les rues traversées et les lieux choisis seront l’occasion d’entendre comment l’ethnographe et le géographe nous invitent à nous ouvrir au monde, les pieds sur terre. Les voies que chacun a tracées sont sensibles aux correspondances éprouvées lors des déplacements dans la nature, sans nier la complexité des territoires habités. Après avoir arpenté de nombreux espaces et territoires – de la Sierra Nevada à l’Irlande, de Berlin aux Pyrénées, de Londres aux passages des cols suisses ou espagnols, le long du Mississipi, Élisée Reclus et Élie son frère aîné s’installent, en 1894, à Bruxelles. Voyageurs, exilés à plusieurs reprises, c’est ici que ces hommes – prenant distance de tout carcan idéologique – vont participer avec d’autres, comme Henry Van de Velde, à la création de L’Université Nouvelle, un lieu de transmission de savoirs. Alexandra David-Neel sera l’une de leurs étudiantes enthousiastes. Au fil de leur vie, les deux frères, inlassables marcheurs, composent chacun une oeuvre vaste, qui s’enrichit des apports de l’autre – avec la passion des mythes et des religions pour Élie, celle des cartes et de leur élaboration pour Élisée. Histoire d’un ruisseau, Histoire d’une montagne, L’Homme et la Terre, Physionomies végétales, Le pain, À mon frère le paysan, L’Homme des bois évoquent l’intérêt et l’attention des deux frères au monde et à l’humain.
Rendez-vous à 14 h 00 à la librairie.
P.A.F. : 10 €. Réservation obligatoire au 02 227 34 00. Durée: 2 h.
La promenade Colette à Bruxelles
Frédérique Bianchi
.jpg)
Colette à 40 ans © collection Centre d'Études Colette
Les samedis 13 juillet et 5 octobre à 14 h
La promenade Colette à Bruxelles traverse une part du centre et du nord de la ville avec des entrées dans les communes de Saint-Josse, Schaerbeek et Ixelles. En chemin, des lieux mentionnés dans l’abondante et vivante correspondance de Colette seront un point de départ pour aborder les liens familiaux et amicaux qui ont occasionné ou facilité les séjours de Colette à Bruxelles, et ses tournées au début du XXe siècle en tant que mime-danseuse et comédienne vagabonde dans les théâtres et music-hall bruxellois. En février 1926, Colette assiste au théâtre de La Monnaie à la représentation de L’Enfant et les Sortilèges, fantaisie lyrique créée d’après son livret, sur une musique de Maurice Ravel. Dix ans plus tard, elle est reçue à l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises. La diversité et la singularité de l’oeuvre littéraire de Colette se retrouvent dans ses parcours bruxellois. Maison particulière, music-hall, théâtre, hôtel, institution, restaurant – autant d’espaces qui reflètent la pluralité des sujets abordés, réinventés par l’écriture. Des lieux situés dans le périmètre Nord, évoqués
dans les textes – théâtre de l’Alcazar, théâtre des Folies Bergères, chocolaterie – ont aujourd’hui disparu. Nous regarderons les transformations de ce quartier bouleversé.
Rendez-vous à 14 h 00 à la librairie.
P.A.F. : 10 €. Réservation obligatoire au 02 227 34 00. Durée: 2 h.
L’Histoire de Bruxelles Coins et recoins singuliers
Roel Jacobs, auteur de plusieurs publications sur l’identité et l’histoire de Bruxelles dont, à paraître tout prochainement chez CFC-Éditions, le guide Bruxelles-Pentagone
Les Samedis 1er juin, 15 juin, 31 août, 14 septembre, 28 septembre et 12 octobre à 14h
Ces promenades ont pour but de visiter des lieux inédits du Pentagone bruxellois à la recherche de l’Histoire. Il n’y a pas qu’à la Grand-Place ou à la place Royale que l’on peut en retrouver les traces. Au fil des siècles, partout dans cette ville, des générations ont contribué à faire de Bruxelles ce qu’elle est devenue. Dans les rues moins connues, on découvre une tout autre histoire, bien différente de celle des places monumentales : l’histoire des gens dans leur vie quotidienne, riche de maints aspects inattendus.
1er Juin : La rue du Marché-au-Charbon et ses abords
La rue du Marché-au-Charbon est une ancienne artère principale qui a pu survivre parce qu’elle ne gênait ni la réalisation de la rue du Midi, ni celle des grands boulevards. Par la rue d’Anderlecht elle menait à Mons, à Paris… et à Compostelle. À l’emplacement de l’église du Bon-Secours se trouvait jadis la chapelle Saint-Jacques, qui a donné son nom au quartier. Et à proximité aussi le couvent des Grands Carmes. C’est ici et dans les quartiers environnants qu’étaient concentrés les artisans du textile. L’histoire de cette rue est donc aussi celle de l’industrie la plus importante de la ville au Moyen Âge.
Rendez-vous à la Grand-Place, à l’angle de la rue de la Tête-d’Or.
15 juin: La place de la Vieille-Halle-au Blé
Les documents anciens évoquent un « marché inférieur », la future Grand-Place. Logiquement, le centre historique devait donc contenir également un « marché supérieur ». Le seul candidat sérieux est la place de la Vieille-Halle-au-Blé. Jadis plaque tournante du trafic qui entrait en ville par la rue Haute, elle fut hélas victime des sauvageries urbanistiques du XXe siècle. Aujourd’hui elle connaît une véritable résurrection comme centre d’un quartier plein de vitalité, trop peu connu des Bruxellois. Récemment des fouilles archéologiques importantes ont permis de mieux comprendre l’histoire de ce quartier adossé aux remparts du XIIIe siècle.
Rendez-vous place de la Vieille-Halle-au-Blé.
31 août : La place Saint-Jean
Quand le cardinal Jacques de Vitry énumère en 1220 les hôpitaux à son avis les plus importants, il cite l’hôpital Saint-Jean de Bruxelles… en oubliant celui de Bruges ! C’est dire que cette vénérable institution est un exemple des nombreuses pages d’histoire que les Bruxellois ont effacé de leur mémoire… contrairement aux Brugeois. Le déménagement de l’hôpital laisse place à un laboratoire architectural, où l’on imaginera un ensemble néo-classique sur le versant de la colline. Finalement, la place Saint-Jean devient un haut-lieu de la complexité urbanistique bruxelloise. Chaque rue y aboutissant raconte une autre histoire.
Rendez-vous place Saint-Jean, devant la statue de Gabrielle Petit.
14 septembre : La Putterie
La jonction ferroviaire souterraine entre les gares du Nord et du Midi est sans doute une des interventions les plus incisives dans l’histoire mouvementée de l’urbanisme bruxellois. Interrompus par deux guerres mondiales, les travaux s’étalent sur plus d’un demi-siècle. Pour se remettre de cet énorme chantier, le tissu urbain aura encore besoin d’un demisiècle…À l’exception des anciens noms de rues récupérés, plus rien ne rappelle les nombreuses générations qui y ont habité et travaillé. C’est leur histoire qui sera évoquée.
Rendez-vous devant la statue de Charles Buls, au carrefour des rues de la Montagne et de la Madeleine.
28 septembre : Le Mont des Arts
En 1899 Charles Buls démissionne. Son désaccord avec le roi Léopold II au sujet de l’avenir du quartier situé au pied de la place Royale est l’une des principales motivations de sa décision. Par la suite, il faudra encore plus d’un demi-siècle avant que le Mont-des-Arts ne fasse presque définitivement oublier le souvenir d’un quartier populaire important. Mais cela ne nous empêchera pas d’en redécouvrir l’histoire.
Rendez-vous devant la statue du roi Albert au pied du Mont des Arts.
12 octobre : Sainte-Gudule
Au XIe siècle, les comtes de Louvain fondent un chapitre dédié à Sainte-Gudule dans l’église Saint-Michel. Ainsi ils fixent le centre de la vie religieuse dans la ville. La symbiose entre le politique et le religieux devient de plus en plus apparente. Les bâtiments autour de l’église participent de cette même logique. Le chapitre de chanoines étant séculier, chaque chanoine occupe sa propre maison. À proximité, les refuges des grandes abbayes brabançonnes, concentrées autour de la chancellerie, constituent le premier centre administratif du duché.
Rendez-vous devant Sainte-Gudule.
P.A.F. : 10 € (à payer au guide). Sur réservation au 02 227 34 00. Durée : 3 h.
Circulez en ville ! Histoire de la mobilité à Bruxelles, du Moyen Âge à nos jours

Cabinet des Estampes de la Bibliothèque royale
Christophe Loir, docteur en Histoire, est chargé de cours à l’Université libre de Bruxelles. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages dont Bruxelles néoclassique. Mutation d’un espace urbain (1775-1840), édité par CFC-Éditions. Depuis plusieurs années, par le biais de visites sur le terrain, il diffuse auprès du grand public le résultat des recherches universitaires en cours dans le domaine de l’histoire de l’urbanisme et de
l’histoire de la mobilité.
Les samedis 8 juin, 6 juillet, 17 août, 7 septembre et 19 octobre à 11 h
Les questions de mobilité représentent un enjeu essentiel pour les villes et ce, depuis plusieurs siècles. Nous retracerons ensemble l’histoire de la circulation à Bruxelles, l’évolution des pratiques des piétons et le développement des différents modes de transport, ainsi que l’histoire des innovations urbanistiques et architecturales introduites pour faire face à l’augmentation du trafic et à l’accélération de la vie urbaine.
8 juin : Circuler au centre-ville
Des marchés médiévaux au nouveau plan piétonnier, nous verrons quelles sont les solutions adoptées au cours des siècles pour à la fois développer le commerce et favoriser la mobilité.
Rendez-vous Grand-Place, devant la Maison du Roi.
6 juillet : Se promener en ville
De l’aménagement du Parc de Bruxelles au futur réaménagement de la place Royale, nous découvrirons comment s’est développée la pratique de la promenade urbaine.
Rendez-vous place Royale, sous le portique de l’église.
17 août : Traverser la ville
Des chaussées médiévales à la Jonction Nord-Midi, c’est la question de l’accès et de la traversée de la ville qui sera au coeur de cette visite.
Rendez-vous place Rouppe.
7 septembre : Contourner la ville
Des boulevards-promenades à la « Petite Ceinture », cette visite montrera comment les rings et boulevards périphériques sont nés et comment leur fonction a évolué jusqu’à aujourd’hui.
Rendez-vous rue Royale n°236, entrée du Jardin Botanique.
19 octobre : Sortir de la ville
De l’avenue Louise au Bois de la Cambre, nous étudierons la relation étroite entre l’évolution des modes de transport et l’étalement urbain, ainsi que les difficultés à répondre à la fois au souhait de bénéficier d’espaces de promenade et aux exigences en terme de mobilité.
Rendez-vous à l’angle de l’avenue Louise et de l’avenue Emile De Mot.
P.A.F. : 10 € (à payer au guide). Sur réservation au 02 227 34 00. Durée : 2 h.
Des Hommes et la Ville
Eric Demarbaix, auteur de plusieurs ouvrages sur l'histoire de Bruxelles (www.pagesdhistoire.be)
L’image que chaque Bruxellois se fait de son bourgmestre est fonction de la relation existante entre le monde politique local et ses citoyens. Les 17 bourgmestres qui se sont succédé à la tête de la Ville depuis 1830 présentent souvent une image tronquée par rapport à la réalité historique. Ces trois promenades ont pour but de vous faire découvrir la vie publique de ces hommes qui, depuis 1830, ont dirigé notre capitale. Malgré un agenda souvent chargé, nos bourgmestres ont souvent trouvé le temps nécessaire pour se fondre de diverses façons dans la vie bruxelloise et ainsi y laisser des traces pour la mémoire des générations futures. Des élans patriotiques de 1830 aux respects des traditions en passant par la transformation d’une ville moyenâgeuse en capitale de l’Europe, tel est le menu de ces trois visites.

Collection CHB Nicolas Rouppe
Les samedis 27 juillet, 21 septembre et 26 octobre à 14 h
27 juillet : Bruxelles et la Révolution de 1830
Un parcours du quartier Notre-Dame-aux-Neiges vers le Parc et la place Royale. De l’entrée des Hollandais par la porte de Schaerbeek à l’héroïque résistance des Journées de Septembre, sans oublier un personnage surprenant : Nicolaas Jan Rouppe, bourgmestre de Bruxelles et Hollandais d’origine.
Rendez-vous Porte de Schaerbeek, à l’angle de la rue Royale
(métro « Botanique ») - côté Ville.
21 septembre : 800 ans d'histoire des Arbalétriers bruxellois
Une visite-promenade qui vous fera découvrir les deux musées abritant les Serments des Arbalétriers bruxellois. Une découverte parsemée d’anecdotes et de faits d’armes importants dans la longue histoire de Bruxelles. Le tout agrémenté d’une visite de l’église de Notre-Dame des Victoires au Sablon.
Rendez-vous au pied de l’église Saint-Jacques sur Coudenberg.
P.A.F. supplémentaire (accès aux 2 musées) : 12.00 €
26 octobre : 200 ans d'évolution urbanistique (1800-2000)
Une promenade qui vous fera passer d’une ville moyenâgeuse à la capitale de l’Europe. Tous les bourgmestres de Bruxelles ont laissé une trace dans l’évolution urbanistique de notre capitale. Le voûtement de la Senne et la Jonction Nord-Midi n’étant pas les moindres.
Rendez-vous au Petit Sablon, devant Egmont & Hornes.
P.A.F. : 10 €. (à l'exception de la visite du 21 septembre) à payer au guide.
Sur réservation au 02 227 34 00. Rendez-vous à la librairie.